Le CPCB, un plateau de collectionneurs Philatélie, cartophilie en Corrèze, Limousin Premier jour du timbre Lestards 26 juin 2015
Le CPCB, un plateau de collectionneurs Philatélie, cartophilie en Corrèze, Limousin Premier jour du timbre Lestards26 juin 2015   

L'église Saint-Martial de Lestards                                        Son histoire

 

 

SITUATION ADMINISTRATIVE ET GEOGRAPHIQUE

 

LESTARDS (19170)

 

Population : 110 habitants (2007)

Superficie : 18,52 KM²

Canton de Bugeat : environ 2 295 habitants

11 Communes : Bugeat, Perols sur Vézère, Tarnac, Gourdon-Murat, Pradines,

Bonnefond, Grandsaigne, Toy-Viam, Viam, Saint Merd Les

Oussines,Lestards,

Situation : Nord du département de la Corrèze, massif des Monédières.

Altitude : 800 m

Principales distances : Paris – 447 kms

Bordeaux – 255 kms

Limoges – 74 kms

Lyon – 302 kms

Marseille – 535 kms

 

LESTARDS

 

La commune de Lestards, qui se trouve au cœur du massif des Monédières, est une petite commune rurale du département de la Corrèze, réputée pour son col (856 m) qui a accueilli pendant de nombreuses années la célèbre course cycliste du Bol d'or (chère à l’accordéoniste Jean Ségurel, et plus récemment (en 2004) par une étape du Tour de France mais aussi par son église dont la particularité est d'être la seule église de France et peut être d'Europe à être couverte en chaume.

 

D’une superficie de 1842 ha, 110 habitants et onze hameaux qui la compose, elle se situe à une altitude moyenne de 803 m. La commune est recouverte de forêts de résineux et de feuillus, où se mêlent de belles prairies occupées par les fameux bovins de race ‘limousine’.

 

Elle recèle de nombreux atouts touristiques (sentiers de randonnées, croix mystiques anciennes, chapelle de la Bussière du 11 éme siècle avec sa fontaine miraculeuse qui donne lieu chaque année au 1 er mai à un pèlerinage et qui a eu l'honneur d'être à l'affiche de l'émission télévisée « La Carte aux Trésors » de Sylvain AUGIER. Mais surtout, ce qui lui fait sa réputation c’est de posséder la seule église de France couverte en chaume. De part cette particularité, elle a ainsi obtenue le classement Monument Historique en 2002.

 

L’histoire de la commune est connu depuis longtemps, puisqu’en 1300, l’ordre hospitalier de Saint Antoine le Viennois dans l’Isère, installa une commanderie, située à proximité de l’église, probablement dans les bâtiments de ferme que l’on appelle aujourd’hui encore « la Commanderie ».

Une commanderie était à l’origine un établissement hospitalier dans lesquels les voyageurs, les pèlerins ou les malades trouvaient gîte, soins et protection.

La commanderie était dirigée par un commandeur nommés par l’abbé de Saint Antoine l’Abbaye. Pendant quatre siècles, de nombreux commandeurs se sont succédés à Lestards. Les pierres tombales de ces derniers sont probablement celles marquées de croix et de symboles que l’on peut découvrir autour de l’église et dans l’église.

 

En 1766, l’ordre est menacé par l’archevêque de Toulouse, Loménie de Brienne, futur premier ministre de Louis XVI et l’abbaye mère de Saint Antoine l’abbaye et ses commanderies furent dans l’obligation de céder leur biens à l’ordre de Malte jusqu’à la révolution de 1789.

 

Les moines Antonins de Lestards ont laissé le symbole de leur ordre en trois endroits de la commune : l’église où à la croisée d’ogive du chœur figure le Tau accompagné de trois croissants de lune, à la croix blanche et à la croix de la Combelongue.

 

 

L’Église paroissiale Saint Martial – Saint Antoine

 

Identité du monument

Période : Moyen Age

Altitude : 800 m

Situation : dans le Bourg de LESTARDS

Département : Corrèze

Origine : 12e siècle ; 13e siècle

Protection MH : Classé MH le 9 avril 2002

Enquête : 1998

Intérêt de l’œuvre : Site inscrit le 19 octobre 1942

Arrêté du classement aux monuments Historiques (Extrait) :

« Considérant que l’église Saint martial de LESTARDS (Corrèze) présente un intérêt au point de vue de l’histoire et de l’art par son histoire liée à celle de l’ordre hospitalier de Saint-Antoine-de-Viennois et, par la qualité de son architecture du XVe siècle sur supports du XIIe siècle, et par la rareté de sa toiture en chaume ».

 

HISTOIRE DU SITE

 

Son ’histoire est étroitement liée à celle de la commanderie de l’ordre de Saint- Antoine – en – Viennois, à partir du moment où celui-ci s’implante à Lestards – la date exacte de cette installation n’est pas encore attestée, mais plutôt dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Néanmoins, il existait une église bien avant. En effet, la mention la plus ancienne se trouve dans le Cartulaire de l’abbaye d’Uzerche, où il est question d’un « presbitero de Duos Taurus ». D’après Champeval, elle existait au XIe siècle (Champeval 1977, page 313). Quant à Aubrun, qui s’est penché sur la formation des paroisses de la région, il l’associe à l’église Saint Martin de Treignac et à ce qu’il nomme « l’ensemble martinien ». Les neuf paroisses formant cet ensemble devaient être à peu près contemporaines. Dans un document de 1608, malgré son lien avec la commanderie qui s’installe plus tard dans le bourg, elle conserve son titre de Saint Martial –aujourd’hui elle est titrée de Saint-Antoine. C’est le vocable le plus courant en Limousin. Il s’agit en effet du premier évêque de Limoges, considéré comme l’évangélisateur de la région. Les églises qui portent son titre sont donc parmi les plus anciennes (Aubrun 1981). Celui-ci fut fondé autour du culte des reliques de Saint Antoine ramenées en Occident, dans les années 1070.

Si Lestards fut bien contemporaine de Treignac, sa fondation serait à situer entre les Ve et IXe siècle, avec toutefois une préférence pour la fin de cette période, la Montagne limousine ayant été christianisée plus tardivement que le reste du diocèse.

 

DESCRIPTION ET HISTORIQUE MONUMENTALE DU SITE

 

Attestée dès le XIe siècle, elle fut remaniée au cours du XVe siècle, comme l’atteste la date inscrite de 1452 sur le mur du chevet. Certains auteurs mentionnent un incendie, qui serait survenu au XIIe siècle. La visite de la commanderie de 1692 réserve quelques lignes à l’église, que voici : « une église bastie sur la montagne. Eglise bastie en croix de la longueur de 50 pieds et de 16 de largeur. Il y a deux chapelles dans la croix et deux autres qui ne sont pas en estat dans le gros du mur de la nef. Elle est bien montée sans estre crepie ny blanchie estant extremement humide mesme au milieu de l’esté. Il y a un clocher sur la poutre de leglise monte en tiers. Moint et dans lequel il y a deux cloches sous solives. Ladicte eglise est couverte de paille suivant lusage du pays ou les tuiles et les ardoises sont rares. Elle est pourvue dedans de quelques ornements medoicres lesquels servent au curé de Lestars. Il n y a qun obit dans lad. Eglise pour six messes par annee. Le curé en est chargé et y satisfait. Les dictes messes sont (…) par M. levesque de Limoges a 10 sols. Le cimetierre est a lentour de leglise bien clos de murailles ».

 

Elle est construite essentiellement en granite et pierres de taille de moyen appareil. Le sol est en dalles de granit, entre lesquelles sont prises plusieurs dalles funéraires. Depuis 1977, elle a retrouvé sa couverture végétale d’origine. Elle connue juste une petite période de 1910 à 1977 où elle a été couverte en ardoises de Travassac.

Elle est aujourd’hui la seule église de France et peut être d'Europe a être couverte en chaume (paille de seigle) et donne une idée de ce que devaient être les autres églises de la région.

 

L’église présente un plan cruciforme, avec une nef unique et un chevet droit. Les deux bras du transept partent de la dernière travée avant le chœur, ce qui divise la nef en deux travées. Cette partie date vraisemblablement du XVe siècle, comme en atteste la date déjà mentionnée et le couvrement en ogive de la croisée du transept. Le reste de l’église – travée occidentale, chœur et chapelles latérales – est couvert en berceau brisé. La clef de voûte du transept porte un Tau, symbole de l’ordre des Antonins, et trois croissants de lune, pris au cœur.

 

Deux chapelles flanquent la nef, bâties dans le gros mur. Il s’agit en réalité plutôt de renforcements, mais nous leur conserverons l’appellation de chapelles. Elles sont toutes les deux percées d’une niche, celle de la chapelle sud étant surmontée d’une accolade. Les bras du transept possèdent également des niches, une à accolade au nord, deux niches accolées au sud.

 

A l’extérieur, les élévations sont marquées par des contreforts larges, au chevet (deux) et sur la façade occidentale (deux). Une grande baie cintrée est percée dans le mur du chevet, ainsi que dans celui du transept sud, tandis qu’il s’agit d’une baie ogivale au transept nord. Une plus petite éclaire la chapelle sud. Deux portes secondaires permettent d’accéder au transept.

La façade occidentale présente l’aspect d’un mur-clocher, dans lequel s’ouvre, au premier niveau, une simple porte cintrée. Un cordon sépare le deuxième niveau aveugle. Il se termine par un pignon triangulaire, amorti par une croix antéfixe à chaque angle et percé de deux baies cintrées abritant les cloches.’

 

Cinq dalles funéraires sont prises dans le dallage de l’église. Elles sont ornées de croix et de ciboires, de ronds et de carrés, qui sont des attributs que l’on rencontre le plus couramment sur les tombes de religieux (Durier 2009, p. 120). Selon elle, ce type de monuments serait plutôt modernes, mais correspond très certainement à des tombes de religieux de la commanderie. Certaines de ces croix sont en fait des taux (Croix de l'Ordre de Malte), qui rappellent l’emblème de l’ordre de Saint-Antoine-en-Viennois, qui possédait la commanderie de LESTARDS.

 

 

Dalles funéraires prises dans le dallage de l’église

 

Il s'agit très certainement de pierres tombales de Chevaliers prieurs, commandeurs de l’ordre, mise à part une pierre tombale avec une croix latine simple, concernant vraisemblablement un curé. De même, pour les pierres tombales qui marquent l’emplacement de l’ancien cimetière et qui ont été replacées autour du chevet, dont trois, au moins portent un tau. Le cadastre napoléonien montrait déjà qu’encore au XIXe siècle, l’église devait être entourée d’un mur de clôture, au sein duquel le cimetière s’organisait tout autour de l’église. Aujourd’hui, un muret marque son emplacement.

 

Elle se distingue des autres églises rurales des environs par son décor sculpté. Il se concentre sur les colonnes supportant les nervures de l’ogive, au quatre angles de la croisée du transept. Au nord-ouest et au sud-ouest, elles retombent sur des colonnes engagées et cantonnées de colonnettes. A la jonction du chevet et des bras du transept, les nervures reposent simplement sur des colonnettes. Leurs chapiteaux sont sculptés de crochets, boules (Boules représentant les cloques des pestiférés, la peste Bubbonique) et feuillages, « vocabulaire ornemental apparu au XIIe siècle […qui] perdure aux siècles suivants ». La description que nous venons d’en faire est très proche de celle de la fin du XVIIe siècle. L’église ne connut pas de grands remaniements après cette date, si ce n’est sa couverture.

 

Différents travaux eurent lieu dans la seconde moitié du XXe siècle, qui permirent la rénovation de l’église – en particulier de sa toiture –

 

et l’aménagement de la place. Ils firent également apparaître quelques éléments. En 1989, l’aménagement d’un parvis et la création de la place ont mis au jour des structures, autour de l’église. En 1998/1999, des travaux de restauration de l’église (rénovation des contreforts, rejointoiement, assainissement, réfection du mur d’enclos et réinstallation des pierres tombales et dalles funéraires autour du chevet) ont été concomitants à un sondage, à l’intérieur de l’église, qui ont permis de mettre au jour deux sarcophages en granit du XIIe siècle. Des fouilles en 1994 avaient déjà permis de découvrir des sépultures en fosses – les ossements humains n’avaient plus connexion anatomique – dans la nef (elles ont ensuite été ré enfouies dans une des deux chapelles de la nef).

 

L’église abritait les reliques de Saint Antoine, qui aurait été rapportées ici, vers 1300, par Pierre de Beaumont, commandeur de LESTARDS. Elles auraient été ensuite transportées vers 1616 dans l’église de CHAUMEIL, par le commandeur Jean Decoux. Les raisons de ce transfert sont inconnues. Une hypthèse peut être émise, au XVIIe siècle sous le règne de Louis XIV, sévissent les Dragonades, et ce pourrait être une raison du transfert des reliques de Saint Antoine à l'église de Chaumeil, afin d'échapper à une éventuelle destruction ? En effet, la région sortait alors de plusieurs années de guerres civiles particulièrement dures. La commanderie eut-elle à en souffrir ? Le reliquaire dans lequel elles sont aujourd’hui conservées adopte la forme d’un bras, dont deux bras sont levés en signe de bénédiction. Il est daté du XVIIe siècle, soit l’époque où elles furent déplacées.

 

HISTORIQUE DE SAINT ANTOINE

 

Saint Antoine est né à Memphis, en Egypte, vers 251, dans une famille de riches chrétiens. Sa vie nous est connue par la Vita écrite par Saint Athanase, évêque d’Alexandrie, rédigée vers 357. C’est alors l’époque du développement de l’érémitisme, qui voit de nombreux ascètes s’installer à proximité des villages. Agé d’une vingtaine d’années, Antoine décide de vivre lui aussi dans une semi retraite, avant de s’enfoncer dans les montagnes, puis le désert, où il aurait dû résister à de nombreuses tentations. Son mode de vie attire de nombreux disciples, qui s’installent en communautés, lesquelles vont jeter les bases du monachisme. L’ermite meurt vers 355-356. Ses restes sont ramenés à Alexandrie, dans la seconde moitié du VIe siècle, avant d’être transportés à Constantinople. Vers 1070, la dépouille aurait été donnée à un chevalier viennois le comte Geillin, par l’empereur de Constantinople, suite aux combats contre les turcs Seldjoukides, auxquels participent les francs. Les reliques sont alors placées dans l’église de la Motte-aux-Bois (Isère), qui devient vite trop petite, en raison de l’afflux de pèlerins. En effet, Saint Antoine était reconnu comme guérisseur du « Mal des Ardents » (appelé aussi « Feu de Saint Antoine »), maladie qui ravagea l’Europe, du XIe au XIVe siècle, et plus particulièrement le Dauphiné entre 1085 et 1096.

 

Avant d’aller plus, il convient de se pencher sur cette maladie, qui ravagea l’Europe, à plusieurs reprises.

 

L’ergotisme

Les divers noms qui furent attribués à ces affections, « Mal des Ardents », « Feu de Saint Antoine » ou « Peste de feu », font directement référence aux symptômes ressentis par les malades. En fait, l’ergotisme survient après l’ingestion de pain fabriqué à partir de seigle contaminé par un champignon parasite des graminées, l’ergot. La maladie peut prendre deux formes : une convulsive et une gangréneuse. C’est cette deuxième qui touche la France au Moyen Age. Les premiers symptômes qui apparaissent sont syncopes, des maux de tête, des troubles digestifs, accompagnés de nausées, vomissements et coliques. Surviennent ensuite des crampes, voire des contractions des membres. Au bout de dix à quinze jours, une sensation de froid envahit les pieds et les mains, les membres ont perdu de leur force et le malade ne peut plus se déplacer. Les membres atteints deviennent jaunes, l’épiderme se boursoufle à la partie inférieure, avant que la peau ne soit violette et finisse par se détacher. La partie infectée est séparée du reste par une « bague » rouge, au niveau de laquelle le membre peut ensuite tomber ou être amputé par le médecin. La maladie peut aussi bien être bénigne – dans ce cas, la guérison est rapide – atteindre un seul membre comme tous. Elle peut être aussi mortelle, lorsqu’elle gagne le tronc. J. Devalette rapporte ce récit de la vie de Saint Hugues, évêque de Lincoln (Angleterre), qui, en juin 1119, passe à Saint- Antoine- en- Viennois, et décrit parfaitement la maladie : « de toutes les parties du monde, ceux qui sont tourmentés par ce mal pire que tout autre, accourent en ce lieu où reposent les reliques du bienheureux Antoine, enveloppés dans la tunique de Paul, premier ermite. Presque tous sont guéris dans l’espace de sept jours. Mais celui qui ne l’est pas dans ce délai, qu’il se prépare avec piété, car la corruption gagne tout le corps et la mort survient alors. Mais le plus remarquable dans ces miracles est ceci : une fois le feu éteint dans les membres des malades, la peau, les chairs, les articulations que le mal cesse peu à peu de consumer ne se rétablissent pas ; mais, et c’est là le plus admirable, de saines cicatrices protégent le reste du corps. De sorte que nous en vîmes beaucoup, de tous âges et des deux sexes, ayant le bras amputé au niveau du coude ou de l’épaule, d’autres la jambe au genou ou à l’aine ; tous montraient la gaieté de ceux qui sont guéris »

 

En 1095, à la suite d’une guérison miraculeuse, le pape Urbain II autorisa la création d’un ordre hospitalier, l’ordre de Saint-Antoine-en-Viennois, qui devait faire preuve de charité envers les pauvres et les malades.

 

L’ordre implanta alors une abbaye à Saint-Antoine l’abbaye et des commanderies dans l’Europe entière dont une à LESTARDS vers 1300. Cette dernière était située à proximité de l’église probablement dans les bâtiments de la ferme que l’on appelle encore aujourd’hui ‘’La Commanderie’’.

 

Une commanderie était à l’origine un établissement hospitalier ou une maison forte dans lequel les voyageurs, les pèlerins et les malades trouvaient gîte, soins et protection. Elle était de plus un relais entre les possessions de l’ordre ainsi qu’une exploitation agricole et relevait directement de l’abbaye mère.

 

La commanderie était dirigée par un commandeur nommé par l’abbé de Saint-Antoine l’Abbaye. Pendant quatre siècles, de nombreux commandeurs se sont succédés à LESTARDS en particulier :

 

1300 : Pierre de Beaumont

1391 : Danalon Rigaud

1436 : Guillaume Maisonneuve

1470 : Durand de Vernet

1509 : Pierre de faucon

1569 : Georges de Nespoux

1587 : François Leschamel

1597 : Charles Bernard

1601 : Jean Lantourne

1606 : Michel Duport

1615 : Jean Decoux

1649 : Simon de Bonnefond

1650 : Antoine Camus

1672 : Léonard Philiparie

 

Les pierres tombales de ceux-ci sont probablement celles marquées de croix et de symboles que l’on peut découvrir autour de l’église et dans l’édifice lui-même.

 

Les hospitaliers de Saint-Antoine s’employaient à soigner la terrible maladie qui foudroyait quiconque en était atteint : le mal des ardents ou feu Saint Antoine.

 

Le remède de ce mal était le saint vinage, un breuvage à base de vin connu des seuls frères de l’ordre, qui devait être mis en contact avec les ossements du saint le jour de l’Ascension mélangé à la graisse de porc, il servait également d’onguent.

 

Au fil des siècles, la commanderie prit de l’ampleur et obtint la cure de LESTARDS. Le commandeur devint alors le curé de LESTARDS et assura la direction de la paroisse avec la collaboration d’un vicaire. Quelques noms de curés :

 

   1675 : Bernard Pradines

   1701 : N….Soulier1740 : Jean Degains

1778 : Jean Martin Besse

1782 : Georges Bourdicaud de Peyrat

 

Depuis 1776, et après une longue période de prospérité, la tranquillité de l’ordre était menacée en la personne de l’archevêque de Toulouse Loménie de Brienne, futur Premier ministre de louis XVI. En effet, celui-ci condamna par l’édit de 1768 les ordres dont le nombre de religieux n’excédait pas vingt sujets par maison. L’abbaye mère et ses commanderies furent ainsi dans l’obligation de céder leurs biens à l’ordre de malte.

 

Cette union fut de très courte durée puisqu’en 1789, veille de la révolution française, les biens furent vendus comme propriété nationale.

 

Ainsi, s’éteignit l’un des plus prestigieux ordre de la chrétienté.

 

Sur proposition du conseil municipal et après plus de 6 ans d’études et de recherches par les services de la DRAC, le ministère de la culture et des affaires culturelles, compte tenu de la qualité de son architecture du XVe siècle sur supports du XIIe siècle, et par la rareté de sa toiture en chaume a classé ‘’Monument historique l’église de LESTARDS’’, par arrêté en date du 09 avril 2002.

 

C’est aujourd’hui, la seule église de France et peut être d’Europe couverte en chaume. Elle accueille chaque année environ 4000 visiteurs. Elle a fait également l'objet de plusieurs articles dans différentes revues et ouvrages touristiques. Par ailleurs, diverses cartes postales existent également assurant une large promotion touristique de l'édifice.

 

 

Notes:

 

Etymologie de Lestards (Deux taureaux) :

Un nom singulièrement altéré. Lestards veut dire les Deux Taureaux ! On écrivait jadis

Lestaurs ce qui rapprochait bien d'avantage de l'interprétation, Doustaurs, Duos tauros,

deux taureaux, à vocation bicéphale.

 

Lecture héraldique des armes de Lestards :

« Ecratelé, aux 1 et 4, d'argent à l'arbre arraché de sinople, futé de sable, fruité de gueules et accompagné en chef de trois étoiles de même,

aux 2 et 3, d'azur à la tour d'argent, maçonnée, crénelée et ajournée de sable. »

Ces armes sont celles des du MIRAT, alias DUMYRAT.

 

Bibliographie :

  • Arrêté n°MH.02-IMM. 018, Ministère de la culture et de la communication, le 09/04/2002

  • Archives départementales de la Corrèze

  • Archives départementales de la Vienne – 3H1/1066, 1692 : Visite de la commanderie de Saint-Antoine de LESTARDS

  • ALLARD J-M., « Les ordres hospitaliers en Marche et en Limousin au moyen Age (ordre de Saint Jean de Jérusalem et chanoines de Saint-Antoine-en-Viennois) » et Les ordres religieux au Moyen Age en Limousin, éd Les Monédières, treignac, 2003, p 231-267.

  • DEVALETTE (1994) : DEVALETTE J(et alii), La peste de feu. Le miracle des Ardents et l’ergotisme en Limousin au Moyen Age, Les caheirs d’Archéa n°3, Limoges, 1994 ;

  • CHAMPEVAL J-B. (1901) : Cartulaire de l’abbaye d’Uzerche, édition, Paris-Tulle.

  • CHAMPEVAL J-B. le bas-Limousin seigneural et religieux, Limoges, 1896-1897, réed. Marseille, 1977, p. 313-314.

  • NADAUD (1903) : « Pouillé historique de diocèse de limoges » ed. abbé Leclerc, in BSAHL, t. LIII, Limoges.

  • NADAUD J. « Pouillé historique du diocèse de Limoges » éd.abbé LECLER, in BSAHL, t. 53, 1904, p. 672.

  • FONT-REAULX (1961) : Pouillés des diocèses de la province de Bourges,Imprimerie Nationale, Parie, 1961 (rééd.).

  • AUBRUN M., L’ancien diocèse de Limoges, des origines au milieu du XIe siècle, Institut d’Etudes du Massif Central, Clermont-Ferrant, 1981. pp 286, 366, 402.

  • DECOUX-LAGOUTTE E., Les hommes illustres de treignac, réed. BORZEIX D, VINATIER J., éd. Privat, 1989, Toulouse, p. 237-254.

  • LE BLEVEC D., « L’ordre canonial et hospitalier des Antonins »

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